Les carences sont des mythes que brandissent les groupes du secteur agroalimentaire à des fins lucratives. Aviez-vous précédemment entendu parler du problème de la vitamine B12 ?

 

Les huit acides aminés qui ne peuvent être synthétisés par l’Homme sont présents dans les aliments d’origine végétale qui contiennent des protéines. Seule la lysine n’est qu’en faible proportion, il convient donc d’associer des légumineuses avec des céréales afin de ne pas en manquer, comme le font les cultures traditionnelles (riz et dal (lentilles) en Inde, riz et soja en Extrême-Orient, maïs et haricots rouges en Amérique centrale et dans les Andes, millet et haricots en Afrique).[i]

Le soja est l’aliment qui fournit le plus de protéines, il en contient environ 40 % (deux fois plus que la viande), les légumineuses (haricots secs, lentilles, pois chiches) autour de 20 %, l’arachide près de 30 %, les céréales (riz, blé, orge, millet, seigle, sarrasin, avoine, quinoa, maïs, kamut, épeautre) entre 10 et 15 %. Les épinards, le brocoli ou les algues sont également riches en protéines. Les aliments à protéines végétales ont de surcroît un avantage : ils contiennent des glucides – absents de la viande – et des fibres alimentaires.[ii]

Le fer ainsi que le calcium constituent des peurs injustifiées car ils sont présents en grande quantité et de bien meilleure qualité (parfaitement assimilables) dans le règne végétal. Le lait quant à lui, bloque la moitié de l’absorption du fer et ne fournit quasiment pas de magnésium, nécessaire en quantité équivalente, à l’assimilation du calcium par nos os.


 

[i] Matthieu RICARD, Plaidoyer pour les animaux, Allary Editions, 2014, p.129-130

[ii] Matthieu RICARD, Plaidoyer pour les animaux, Allary Editions, 2014, p.129