Manger de la viande relève du charognage. Boire du lait n’est rien d’autre que boire un liquide biologique sécrété par les glandes mammaires d’une autre espèce qui est non seulement impropre à notre consommation mais surtout irrationnel, anormal, contre-nature.

 

Qu’est ce qui est le plus extrême : Consommer des animaux et leur sous-produits impliquant leur exploitation ou préférer une consommation exclusivement végane exempte de toute souffrance ?

La viande est de la chair, le cuir de la peau, les œufs des ovules, le miel du vomi, la gélatine une substance obtenue à partir de l’ébullition prolongée de cartilages, os, ligaments, peaux de bovins et cochons et la présure une enzyme extraite du suc gastrique de la quatrième poche de l’estomac des jeunes ruminants abattus avant sevrage.. Si l’on voyait les produits bruts, sans transformation ni conditionnement, on ne se poserait assurément pas la question de leur comestibilité.

La nourriture pour chien et chat est constituée de farines de viandes. Elle est le résultat d’un savant mélange de déchets et d’abats en tout genre que les sociétés d’équarrissage se gardent de dévoiler. Animaux malades, en putréfaction, aliments périmés des supermarchés avec emballages (différentes matières plastiques), becs, plumes, pattes, excréments de volailles, sabots, peaux, urines, glandes mammaires, tumeurs, matières fécales sont autant d’ingrédients qu’il convient de se débarrasser, de façon lucrative, évidemment. Ne serait-ce pas plutôt le fait d’aller acheter consciemment ce genre de produits pour le donner à manger à son animal favori qui relèverait de l’extrémisme ? Une folie serait de croire à une prétendue doxa nous imposant un tel fonctionnement.

Il n’est pas question de pureté mais bien de rigueur morale. La pureté exige la perfection, si bien qu’elle débouche sur des considérations moralisatrices et culpabilisantes. Elle enfante une structure dogmatique débouchant bien souvent vers l’obscurantisme. Il est ici question d’extrémisme. La rigueur morale appelle à la responsabilisation de chacun, faire du mieux que l’on peut avec force et cohérence. Paroles et ressentis doivent être suivis d’actes. L’exemplarité exige la traduction de la théorie en pratique. Le végane tente d’être extrêmement cohérent. Par ailleurs, les véganes n’ont pas d’intérêt financier personnel à faire du prosélytisme.