Cette affirmation ne doit pas constituer une excuse de mauvaise foi. Nous ne sommes pas capables de subvenir à nos besoins à partir de matière inorganique.

 

Les mouvements de la plante sont entièrement commandés de l’extérieur, elle n’a aucun choix et, à un moment donné, une seule direction de mouvement lui est possible. La lumière fait s’orienter une feuille par phototropisme de façon purement mécanique. L’animal peut différer son action tandis que le métabolisme végétal impose l’immédiateté.[i]

Les plantes ne ressentent pas la douleur, l’évolution ne leur en a pas fourni la capacité. Ne leur permettant pas de tirer profit de cette sensation, elles n’ont aucune utilité à ressentir la souffrance. Contrairement aux animaux qui se mettent en mouvement pour trouver leur nourriture, les plantes n’ont pas besoin de ressentir de désir, n’ont ni représentation, ni projet. Les animaux agissent alors que les plantes réagissent, elles sont des organismes vivants sensibles, mais non sentients.

Par ailleurs, notre métabolisme nous astreint à manger des végétaux, sans quoi nous ne pourrions subsister. Nous sommes des organismes hétérotrophes et, contrairement aux végétaux dits autotrophes, nous ne pouvons transformer la matière inorganique sans prélèvement de molécules organiques pour subsister. Nous dépendons donc de la matière organique qui par photoautotrophie et chimioautotrophie nous fournit le carburant essentiel à notre survie.

Rappelons que les plus gros consommateurs de végétaux sont les omnivores qui, via les animaux d’élevages en consomment en moyenne 10 fois plus qu’un végétalien.

 

 

[i] Matthieu RICARD, Plaidoyer pour les animaux, Allary Editions, 2014, p.43