Alimentation soutenable

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Méthode

Cette graduation présente les niveaux de preuve suivant la provenance des informations. Au plus haut, le consensus scientifique et au plus bas, le témoignage qui ne relève pas de la preuve.

Dans cette présentation, nous avons pris le soin de vous présenter des résultats tirés d’études scientifiques de référence dans leur domaine. Elles ont toutes été relues par des pairs, c’est-à-dire des chercheurs spécialistes des domaines concernés réunis en comités de lecture.

Respectant la méthodologie scientifique, les études ont donc été acceptées dans des revues de publications (prestigieuses pour beaucoup) puis publiées. Si une nouvelle étude plus solide venait à contredire une autre, cette dernière peut être dépubliée.

Ce processus exigeant est garant de la pertinence des résultats annoncés et donc du fait qu’il est raisonnable de les considérer à leur mesure.

Ici, nous ne comparerons donc pas des informations anecdotiques transmises par un certain « bon sens paysan » ou encore une « sagesse populaire » à des études scientifiques. Des opinions et même une parole d’expert ne sont pas des preuves, contrairement aux études scientifiques qui respectent un protocole permettant d’éviter les biais.

En France

Pour se rendre compte de l’élevage en France, voici le nombre d’animaux abattus par catégorie. En tout, on tue aux alentours d’ 1 milliard d’animaux terrestres chaque année tandis qu’on comptabilise aux alentours des 12 milliards de poissons.

93% d’entre eux sont des poissons si on ne considère pas les crustacés et les autres animaux marins.

6% sont des poulets et le dernier pourcentage regroupe tous les autres animaux.

Bien-sûr ces chiffres ne représentent pas le nombre colossal qu’ils sont chaque année mais ça permet de se rendre compte de qui sont-ils majoritairement.

En rouge, j’ai ajouté le nombre d’animaux moyen que ça représente par personne tout les ans.

Dans un souci de clarté, j’ai arrondi les chiffres ainsi que les coefficients. Il y a donc à peu près 5 fois plus de porcins que de bovins à êtres abattus, 2 fois plus de dindes que de porcins, et 20 fois plus de poulets que de dindes.

Mondial

Grossièrement, à l’échelle mondiale, on tue chaque année 3 milliards d’animaux qu’on considère dans la catégorie « bétail » et 62 milliards dans la catégorie « volaille ».

Ca représente un total d’environs 330 million de tonnes de viande en équivalent carcasse, 830 milliards de litres de lait et plus de 2000 milliards d’œufs.

On observe une augmentation de l’effectif d’environs 1% / an tandis que les productions de lait et de viande ont augmentées de 40% depuis l’an 2000.

Pour les poissons, ils sont si indénombrables que la fourchette est entre 1000 et 3000 milliards d’individus par an.

Types

En gros, l’élevage se divise en 2 catégories, les ruminants et les monogastriques en extensif et en intensif Les ruminants ont la faculté de digérer la cellulose, ils sont donc capables de manger de l’herbe et du fourrage grossier. Ils peuvent donc exploiter des terres qui ne produisent pas de grain et donc valoriser des prairies.

Ils sont de gros émetteurs de méthane justement à cause de leur système digestif. Et ils sont de mauvais convertisseur énergétiques.

En extensif, ils ont une plus faible productivité (notamment en lait) et émettent plus de méthane tandis qu’en intensif ils consomment des grains et sont donc en compétition directe avec l’alimentation humaine. En France, c’est près de 40% des terres arables (hors prairies) qui leur sont dédiées. On est donc loin de l’élevage tout à l’herbe.

Les monogastriques quant à eux, ont un meilleur ratio de conversion de grain en viande mais sont en compétition directe avec notre alimentation. Ils représentent ¾ de la production mondiale de viande.

Le débat viande blanche / viande rouge se pose essentiellement dans les pays riches mais dans le reste du monde c’est plutôt viande de volaille contre lait de vache.

Céréales

Sachant qu’on ne consomme directement que 4% du soja produit et importé en France, qu’en est-il pour les céréales ?

D’abord, sur la production française (hors riz, hors maïs doux et hors maïs fourrage) on voit que près de 15% des céréales sont sotckées et consommées à la ferme directement dans les exploitations d’élevage.

Ensuite, on voit que dans le marché français, pour les utilisations intérieures, c’est 43% des céréales qui sont destinées à l’alimentation animale contre 31% pour l’alimentation humaine.

Les animaux considérés dans la catégorie volaille consomment plus de céréales que l’ensemble de la meunerie. Pourtant, nous sommes bien le pays du bon pain avec des boulangeries à tous les coins de rue !

En définitive comme dans le monde c’est près d’un tiers des céréales qui sont consommées par l’élevage.

Précisions

En écologie, la chaine alimentaire représente un réseau trophique et les maillons de cette chaine, des niveau trophiques.

Le premier niveau est celui des autotrophes dont font parti les végétaux. Il sont les seuls capables de tirer leur énergie du soleil, de l’eau et des minéraux (notamment grâce à la photosynthèse). Ils font de la matière organique à partir de matière inorganique. Les hétérotrophes dont nous faisons parti, sont sur les niveaux supérieurs. Ils dépendent des autotrophe pour leur matière organique car ils sont incapable de tirer leur énergie à partir de matière inorganique. Les animaux dépendent donc des végétaux mais non inversement.

Il faut savoir que les êtres vivants sont des systèmes dissipatifs ouverts. Comme un radiateur allumé, ils rayonnent constamment et perdent de la chaleur. C’est donc de l’énergie qui est gaspillée à proportion de la taille du système et de son activité tout au long de son existence.

Ca a donné lieu à la loi de Raymond LINDEMAN, connu sous le nom de loi des 10% car lors du transfert de l’énergie d’un maillon à l’autre, seules 10% de l’énergie est conservée. C’est-à-dire que 90% d’énergie est perdue à chaque niveau supplémentaire.

En d’autres termes, plus une espèce aura un niveau trophique élevé, plus elle coûte en énergie, plus elle dépend de ressources et donc, toute chose égale par ailleurs, moins elle peut avoir d’individus.
L’orque et l’ours polaire sont au niveau 5,5 tandis que l’humain est au niveau 2,2 entre l’anchois et le cochon.
Le Burundi est le pays avec le HTL le plus bas : 2.04 régime composé à presque 97 % de plantes.
L’Islande obtient le score le plus élevé avec un HTL de 2.54, régime alimentaire majoritairement carnivore (plus de 50 %), en l’occurrence très riche en poisson.

Le mauvais rendement

Cette étude, dirigée par Anne Mottet ancienne agroéconomiste à l’Institut de l’Elevage chargé de politiques d’élevage à la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, fait le point sur la contribution de l’élevage au niveau planétaire.

Pour la petite anecdote, elle est la compagne du désormais célèbre astronaute Thomas Pesquet !

En fait, contrairement à l’idée reçue, à l’échelle mondiale, l’élevage consomme des ressources plutôt qu’il n’en apporte. En effet, pour obtenir 1kg de viande désossée à partir des ruminant il faut en moyenne 2,8kg d’aliments consommables par les humains et 3,2kg pour les monogastriques.

Le ratio de conversion pour produire une protéine animale est sensé être favorable à l’élevage étant donné la haute teneur en protéine des produits animaux. Pourtant, là aussi, ce ratio montre que l’élevage est clairement consommateur de ressources plutôt que contributeur. Le ratio brut considère toute l’alimentation, animale tandis que le ratio net ne considère que l’alimentation animale consommable par les humains, qui entre donc en concurrence directe avec l’alimentation humaine.

Pour produire une protéine animale il faut donc en moyenne 10 protéines végétales, ce qui fait que 9 protéines sur 10 sont perdues, soit 90% de perte. Le ratio tombe à 2,6 si on ne considère que celles qu’on peut consommer directement.
Il est intéressant de remarquer qu’on retombe sur un ratio brut de 10, ce qui confirme la fameuse loi des 10% abordée précédemment.

C’est uniquement à l’échelle locale, dans des cas marginaux et donc non représentatifs que l’élevage peu contribuer à la sécurité alimentaire. Cependant, si je parle ici de voie sans issue, c’est parce que plus de 99% de cet élevage est responsable de 80% des émissions de Gaz à Effet de Serre du secteur. C’est une impasse manifeste face au changement climatique.

La perte de nourriture

Une étude récente qui date de 2018 aborde en détail une nouvelle notion primordiale : la perte d’opportunité alimentaire.

Comme vu précédemment, le niveau trophique associé à un aliment implique une plus moins grande consommation de ressources.

Au départ, l’alimentation destinée aux animaux d’élevage exploite au maximum la parcelle. Le végétal à destination des humains ne permet pas d’en tirer un maximum car nous avons une alimentation plus sélective, nous ne valorisons pas le fourrage par exemple.

Ensuite, du fait du niveau trophique plus élevé, l’animal transforme avec un mauvais rendement les produits végétaux ingérés en produits animaux. Ici, si nous consommions directement les produits végétaux, nous ne perdrions pas de nourriture. Cette perte évitable constitue une opportunité de nourriture. C’est ici que la perte d’opportunité alimentaire est la plus importante.

Ensuite, de la ferme à l’assiette, il y a ce qu’on appelle les pertes dites conventionnelles, qu’on connait plus sous le nom de gaspillage alimentaire. Ce sont essentiellement les fuites dans les chaînes d’approvisionnement (détérioration, perte de nourriture et vente au détail du consommateur). Elles s’élèvent à un tiers de la production alimentaire mondiale. Ce qui est dingue c’est que les auteurs nous apprennent que le remplacement des produits animaux par des produits végétaux aux mêmes apports nutritionnels permet d’économiser plus de ressources alimentaires que d’éviter le gaspillage alimentaire ! Ce qui est intéressant de comprendre c’est que la perte d’opportunité alimentaire est une nourriture cachée qui peut être récupérée par le changements d’alimentation.

A retenir : la production d’un gramme de protéine (ou de calorie) d’origine animale nécessite environ un ordre de grandeur de plus de ressources et d’émissions que la production d’un gramme de protéine d’origine végétale

Distribution

Cette nouvelle infographie nous provient directement de l’excellent site Our World in Data, si vous le connaissez pas encore, nous vous conseillons fortement d’aller y faire un tour.

Elle représente la répartition surfacique des terres sur notre planète.

Il y a 29% de terres émergées dont 71% sont habitables.

50% de ces terres sont agricoles, elles regroupent 3 catégories : les terres arables (28% de la surface agricole mondiale), les cultures permanentes (3%) et les prairies et pâturages permanents (69%) qui représentent la plus grande part de la surface agricole mondiale.

Attention car selon le périmètre délimité, la surface considérée peut varier. Par exemple la FAO précise que les données relatives aux « terres arables » ne sont pas censées indiquer la quantité de terres potentiellement cultivables.

Toujours est-il que 77% des terres agricoles mondiales sont dédiées à l’élevage alors qu’il ne fournit que 18% des calories et 37% des protéines à l’humanité.

Répartition

Cette nouvelle infographie nous provient directement de l’excellent site Our World in Data, si vous le connaissez pas encore, nous vous conseillons fortement d’aller y faire un tour.

Elle représente la répartition surfacique des terres sur notre planète.

Il y a 29% de terres émergées dont 71% sont habitables.

50% de ces terres sont agricoles, elles regroupent 3 catégories : les terres arables (28% de la surface agricole mondiale), les cultures permanentes (3%) et les prairies et pâturages permanents (69%) qui représentent la plus grande part de la surface agricole mondiale.

Attention car selon le périmètre délimité, la surface considérée peut varier. Par exemple la FAO précise que les données relatives aux « terres arables » ne sont pas censées indiquer la quantité de terres potentiellement cultivables.

Toujours est-il que 77% des terres agricoles mondiales sont dédiées à l’élevage alors qu’il ne fournit que 18% des calories et 37% des protéines à l’humanité.

Ratio

Ce graphique nous permet de visualiser l’augmentation de la population sur les 60 dernières années ainsi que la diminution de la surface de terre cultivable par personne. On pourrait se dire que c’est normal du fait qu’on est plus à se partager la même surface mais c’est sans prendre en compte le fait qu’on a doublé notre productivité agricole depuis 1960.

Le fait est que pendant qu’on a un peu plus que doublé notre population en passant d’un peu plus de 3 milliards à près de 8 milliards, on a multiplié par 10 le nombre d’animaux abattus chaque année en passant de 6 milliards à 65 milliards.

Le ratio présenté ici est celui du nombre d’animaux d’élevage abattus par an sur la population humaine. Malheureusement, ce rapport augmente toujours et accroît de plus en plus la tension sur les ressources.

Surface

Cette étude de simulation biophysique basé sur le modèle agricole américain nous présente la surface nécessaire pour nourrir une personne suivant son alimentation. Ici, si on considère que la moyenne se situe au niveau de l’omnivore modéré il faut alors 1 hectare par personne par an pour nous nourrir. Près de 5 fois moins pour une végétarienne et 8 fois moins pour une végétalienne.

Pour rappel, la surface cultivable disponible par personne suivant la précédente étude était de 0,2 hectare. Seule l’alimentation végétalienne parvient à respecter cette limite planétaire.

Éstimations

Cette étude américaine menée par le chercheur Adrian R. Camilleri et ses collaborateurs à été publiée en 2019 dans la revue Nature Climate Change.

Elle a le mérite de montrer la mauvaise estimation de l’impact carbone des produits technologiques et alimentaires de la population. Si le produit est indiqué en dessous de la diagonale, alors son impact carbone est sous-estimé, et si il est placé au dessus, il est sur-estimé.

Tout de suite on peut remarquer que les produits animaux sont les plus sous-estimés.

Les chercheurs indiquent même que ces résultats suggèrent un éventuel angle mort propice à une intervention, la sous-estimation étant un obstacle majeur au changement d’alimentation qui est une stratégie comportementale importante pour réduire nos impacts environnementaux.

Croyances

Je ne sais pas si vous avez vu passer ce sondage réalisé par L214, mais il vient d’être clôturé et il est également très instructif.

Alors qu’on pourrait se dire que le public de L214 est particulièrement sensibilisé à l’impact environnemental des types d’alimentation, sur 37 000 votes, ce qui est considérable, la majorité pense que manger local est plus efficace pour le climat.

Nous verrons ensuite que c’est bien l’inverse.

Émissions produits

Cette méta-analyse est la plus grande étude menée sur le système alimentaire mondial menée à ce jour. Elle est basée sur 1530 études de 139 auteurs différents et à été publiée dans les très prestigieuse revue Science.

Elle comptabilise les données de 38 700 exploitations dans 119 pays différents couvrant 40 produits représentant 90% de la consommation mondiale.

Elle présente les émissions de gaz à effet de serre par aliment suivant la chaine d’approvisionnement, c’est en kg équivalent CO2 par kg de produit.

On remarque tout de suite que les produits animaux sont les produits qui émettent le plus d’équivalent carbone par kilo.

Pour le chocolat, 1 tablette fait généralement 100g, soit 10 fois moins et pour le café, à 10g par expresso on en fait 100 ! Pour l’huile, c’est pareil, il est rare qu’on se gave d’1l d’huile.

L’étude nous apprend aussi que les émissions dues au transport sont très faibles ainsi que la vente, le conditionnement, et les méthodes agricoles spécifiques. Ca importe peu par rapport au type d’aliment, c’est-à-dire si il est végétal ou animal, si bien que les émissions de la plupart des produits végétaux sont de 10 à 50 fois plus faibles que la plupart des produits animaux.

Empreinte carbone équivalente moyenne des aliments solides riches en protéines par kg de produit à partir d'une méta-analyse mondiale d’études de cycle de vie.

Protéines

L’étude de 2014 dont est tiré ce graphique se base sur une méta-analyse de 52 études d’analyse de cycle de vie de 2012.

C’est la seule que j’ai trouvé qui compare l’empreinte carbone des aliments riches en protéines par kg de produit. Point intéressant, elle compare les produits transformés végétaux aux produits animaux, ce qui est pertinent dans le cas du remplacement.
On remarque, qu’au minimum, les produits animaux sont 3,5 fois plus émetteurs de carbone par kg de produits que les produits végétaux.
Pour information, les auteurs justifient qu’ils n’ont pas corrigé la potentielle différence de digestibilité des protéines (si ce n’est pas du soja par exemple) par le fait que le régime occidental moderne contient beaucoup plus de protéine que nécessaire.
Ils considèrent qu’un régime végétalien demanderait 30% de protéines supplémentaire alors qu’en France on est à plus de 2 fois trop de protéines dans notre alimentation. Pourtant on sait que ce n’est pas bon pour notre organisme. La qualité des protéines importe seulement dans pays ou les personnes obtiennent difficilement suffisamment de protéines dans leur alimentation.

Émissions repas ADEME

Ce graphique est directement inspiré du site Nos Gestes Climat de l’ADEME, l’agence de la transition écologique française.

Pour rappel c’est un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle des ministères de la Transition écologique et solidaire, et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Ici, on compare les émissions carbone de différents types de repas par semaine en France.

Pour 14 repas, donc sans prendre en compte le petit déjeuner, on remarque que la semaine de repas véganes émettent respectivement 32, 7 et 2,5 fois moins d’équivalent carbone que les autres semaines avec les autres types de repas.

Bilan ADEME

Voici maintenant les projections des différentes alimentations sur 1 an.

On peut remarquer que les repas très polluants ont été révisés à la baisse pour par exemple ne pas mettre 14 repas par semaine avec du bœuf mais plutôt plus qu’1 fois pas jour.

La limite de 2 tonnes équivalent carbone par personne représente les émissions totales par personne par an compatibles avec les accords de Pars pour maintenir le changement climatique à 2°C d’ici à 2100.

Les émissions des services publics et du transport sont données à titre indicatif pour montrer la difficulté de maintenir un mode de vie à 2 tonnes de carbone/pers/an.

Comparo

Ces visuels présentent la différence d’émission de Gaz à Effet de Serre de chaque type d’alimentation.

L’organisation à but non lucratif se bat pour une alimentation sans risque. Son étude qui date de 2008 nous informe que l’alimentation végétalienne émet 87% d’équivalent CO2 en moins qu’une alimentation omnivore comparé à l’alimentation biologique qui diminuerait les émissions de seulement 8% (surement grâce à une diminution de la part des produits animaux).

L’étude américaine, elle aussi de 2008, quant à elle nous apprend que l’alimentation végétalienne émet 7 fois moins de gaz à effet de serre qu’un régime omnivore 100% local.

Émissions globales

Cette nouvelle étude est cosignée par Francesco Tubiello, statisticien principal et spécialiste du changement climatique à la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et une équipe de chercheurs du Centre commun de recherche de la Commission européenne. Elle nous apprend que la proportion des émissions de GES attribuable à l’alimentation est de 34% du total et qu’elle est en régression car elle était de 44 pour cent en 1990. Par contre, en valeur absolue, les émissions continuent de croître.

Elle montre également la faible part du conditionnement, du transport, de la vente au détail et de la transformation alimentaire qui ne représentent qu’environs 5% de l’alimentation chacun.

L’étude européenne présentée en dessous nous permet de visualiser la part qu’occupe les produits animaux dans l’alimentation, 83%, c’est considérable.

De fait, si on la considère à 75% pour le monde, on obtient ¼ des émissions totales qui sont attribuables à l’élevage, très loin donc des 14% communément admis.

Stockage carbone

Cette dernière étude publiée en 2020 dans Nature Sustainability évalue le potentiel de séquestration carbone de différents types d’alimentations selon 3 scénarios:

 »Tendance actuelle » prévoit une hausse de la surface de prairie de 6% et fait des hypothèses réalistes quant à l’amélioration des méthodes de pâturages. Ce scénario entraîne le défrichement des terres, avec des émissions de 86 GtCO2 dues au changement d’affectation des terres.

« EAT-Lancet » est un régime alimentaire plus sain avec une réduction de la viande d’environ 70 % au niveau mondial par rapport à « Tendance actuelle ». Ce scénario entraîne une élimination totale de 332 GtCO2 ce qui équivaut approximativement aux 9 dernières années d’émissions de combustibles fossiles.

« Végane » est sans produits d’origine animale. Il entraîne une élimination totale de 547 GtCO2, ce qui équivaut approximativement aux 16 dernières années d’émissions de combustibles fossiles.

A elle seule, l’alimentation végane à l’échelle mondiale nous permettrait d’atteindre l’objectif de l’accord de Paris. Ainsi elle confirme sa capacité à limiter drastiquement le changement climatique !

Estimation du potentiel d’atténuation du changement climatique et de dégradation des sols de l’amélioration de l’élevage et du changement de régime alimentaire

GIEC

Je vous prie de bien vouloir m’excuser pour cette dernière slide, elle provient d’un résumé du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et les termes ne sont pas vraiment explicites. J’ai fait ce que j’ai pu pour vous en faciliter la lecture.

Elle présente l’estimation du potentiel d’atténuation du changement climatique et de dégradation des sols de 2 mesures :
l’amélioration de la gestion du bétail
Le changement de régime alimentaire

On remarque que sur les options de réponse basées sur la gestion des terres que sont
l’atténuation
L’adaptation
La désertification
La dégradation des terres
La sécurité alimentaire
Et le coût

Le changement de régime alimentaire est une mesure plus intéressante que l’amélioration de la gestion du bétail. Par ailleurs, c’est la seule mesure à cumuler 3 hauts niveau de confiance. Je ne vous embête pas avec la légende ! Merci pour votre attention !

Interventions


 

Sous différents formats, nous vous proposons de décrypter ensemble l’alimentation soutenable

Buffets soutenables

 

Pour vos événements, APALA vous propose d’associer plaisir gustatif et transition écologique

Produit à faible impact

L’Or Blanc, le parmesan végétal de APALA qui sensibilise à l’impact environnemental

Feuille de route

2021

–  Assurer les interventions :  » Pourquoi privilégier le végétal pour une alimentation soutenable »

–  Former une équipe de volontaires pour aider à la préparation de buffets soutenables

–  Proposer l’Or Blanc à d’autres commerces et augmenter sa distribution

–  Organiser les soirées conviviales pour la transition alimentaire

–  Travailler sur un plan de reconversion des éleveurs à bout et prospecter

–  Continuer le travail de recherche sur l’agriculture végane et expérimenter sur un projet multi-acteurs 

–  Organiser des ateliers de cuisine végétale

–  Comparaisons carbone de buffets avec les étudiants de Centrale (en cours) (notamment avec l’éco-calculateur ECO2 Initiative)